dimanche 12 juillet 2009

Petit bateau sur l'eau ...




Date : Mardi 06 juillet 2009
kilomètrage : 200 km
Itinéraire : Nouakchott

Phrase du jour :"Celui qui accompagne quelqu’un qui a la diarrhée n’a pas à lui dire : "dépêche-toi". "
La même en wolof : Kuy gunge boroom biirbuy daw, lu la ca "waaxusil" fekkee.

Le réveil se fera dans la bonne humeur et le petit-déjeuner se fera dans la bonne odeur de café dans notre salon improvisé.
Nous voulions trouvé un bateau afin de faire le tour des îles mais la force du vent nous en dissuadera.
La question du jour est : "restons nous ici une nuit de plus ou continuons nous sur Nouakchott ? " sachant que nous sommes à 200 km de la capitale que nous comptons rejoindre en roulant sur la plage (afin d'éviter les contrôles sur la route nos visas ayant expiré), pour cela nous devons profiter de la marée basse et donc nous ne pouvons pas partir avant 14 h.
Après une longue discussion, nous décidons de partir après le déjeuner pour Nouakchott.
Nous rangeons notre bivouac 4 étoiles et profitons de la plage en attendant que la marée baisse.
L'eau est toujours aussi chaude, l'endroit est relativement propre. Habituellement, le bord de mer est recouvert d'un tapis d'algues nauséabondes emprisonnant une multitudes de poisson mort ... Ici que du sable et des os de sèches partout.
Nous partons à la chasse aux trésors : carapace de tortues, branche de corail, coquillages énormes ...
La chaleur commence à monter et ceux qui sont restés près du 4x4 commence à fondre.
Nous décidons de manger sur la plage en attendant la descente des eaux : pâtes à l'huile d'olive au menu.

En route : 200 km de plage à parcourir.
Les flamants roses, les cormorans s'envolent sur notre passage. Les pélicans nagent tranquillement en nous jetant un regard. Les corbeaux montent la garde. Quelques chèvres nettoient le bord de l'eau.
Quelques chiens couleur sable risquent leurs vies en essayant de mordre nos pneus.

Nous dépassons plusieurs villages à la flotte multicolore, leurs belles barques en bois sont abandonnées petit à petit au profit des fameuses barque en fer grise à fond plat.

Bientôt les premiers obstacles se dressent devant nous : pierres glissantes et filins des bateaux ... La marée remonte.
Bientôt les premiers humains apparaissent sur la plage, la capitale est tout près.
Nous arrivons enfin dans une odeur atroce : le marché de poisson de Nouakchott.

Voitures d'un autre âge, charrette, klaxons nous accueillent.

Nous arrivons au garage d'Arafat.
Après de longues embrassades, il nous amène chez lui où nous séjournerons quelques jours avec son "frère" Suliman.

Nous allons pouvoir enfin gouter aux plaisirs de la douche, les hommes quant à eux sont partis au hamman.

Florian nous a promis de délicieux hamburgers au fromage fondant pour le repas. Nous partons le coeur en joie pour "le Prince" où nous avons rendez-vous avec Gildas et Guillaume, tous les deux descendus en convoiturage.

C'est là que nous avons appris qu'ils étaient restés ensablés dans le no man's land avant la frontière ... Pauvre Gildas ^^

Demain, ils reprennent la route vers Chinguetti pour construire des auto-cuiseurs avant de revenir le mois prochain rejoindre notre caravane.

Une bonne nuit s'annonce.

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