
Date : Samedi 04 juillet
Kilomètrage :
Itinèraire : Quelque part dans le sable
Phrase du jour :Celui qui trouve sans chercher est celui qui a longtemps cherché sans trouver.Gaston Bachelard
Premier matin en terre mauritanienne, nous reprenons notre route vers le Parc national du Banc d'Arguin.
Nous nous arrêtons dans un premier village afin d'essayer de trouver de l'eau.
La chaleur est de plus en plus pesante et l'eau une denrée rare ...
Même si nous appliquons la règle "2 bouteilles d'eau pour la douche", entre la vaisselle et notre consommation personnelle nos réserves s'épuisent. Les gendarmes nous laisserons nous servir dans leurs réservoirs.
Un peu plus, nous achetons les fameux pains mauritanien, de mini-baguettes cuites sur la cendre semble t'il un vrai régal !
Les codes ont quelques peu changé ici : on ne serre pas la main des femmes, ni même ont ne s'adresse à elles ... Nous sommes transparentes.
Les hommes se saluent toujours par la même litanie (salam malekoum, vé bes, vé bes, salam malekoum ... à prononcer 3 ou 4 fois) avant d'entamer la réelle discussion.
Ils portent tous pour la plus part la tenue traditionnelle : chemise et seroual bleue ciel, il s'agit d'un pantalon bouffant, porté avec un boubou en voile blanc aux borderies marrons. Il est adéquate lors des grosses chaleurs étant donné que ses larges pans permettent à l'air de circuler.
Nous demanderons plusieurs fois le chemin afin de trouver l'ancienne piste nous permettant d'aller au banc d'Arguin.
Personne ne semble trop connaitre ... Une ancienne piste débuterait un peu plus loin après le dernier poteau ... Nous nous enfonçons dans le désert à la recherche de trace ... De temps en temps, un chemin semble dessiné dans le sol sec puis il disparait pour réapparaitre un peu plus loin.
Nous nous arrêterons sous un arbre isolé afin de profiter d'un peu d'ombre pour déjeuner .... Arbre qui s'avèrera posséder d'immenses aiguilles qui nous transperce les pieds sans parler de la colonie de fourmis gigantesques qu'il accueille ... Mais le soleil frappe vraiment trop fort.
Nous en profiterons pour chanter nos chansons à nos chauffeurs.
Nous reprenons notre route à la recherche de la piste, un groupe de chasseur nous indiquera le chemin ... Nous ferons plusieurs fois demi-tour.
Première crevaison ... et nous repartons ... La végétation disparait petit à petit, les dromadaires avec eux, quelques dunes par ci par là, quelques rochers sortent de terre dans un paysage lunaire ... L'endroit est idéal pour installer notre campement pour ce soir.
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